Les surprenantes avancées de la Chirurgie Orthopédique
Depuis les années 60 et l’essor de la chirurgie orthopédique comme discipline chirurgicale à part entière, les avancées ont été remarquables : prothèses articulaires, techniques d’ostéosynthèse, matériaux d'immobilisation, banque de tissus de substitution, génie génétique et facteurs de croissance reconstitués, fibres optiques et informatisation ont modifié le quotidien du chirurgien orthopédiste.
Les performances des biomatériaux et de l'ingénierie médicale mais aussi les progrès des techniques chirurgicales se traduisent en effet par de nombreuses innovations :
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Les optiques, par exemple, sont à l’origine du développement de l’arthroscopie permettant de traiter de façon peu invasive des articulations jusque là peu accessibles (ex : les ménisques du genou).
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Les revêtements et la finition des implants articulaires (prothèses) n'ont plus rien à voir avec ceux d'il y a 20 ans. Ces progrès augmentent leur durabilité et leur tolérance. Il réactualisent aussi parfois des interventions abandonnées jadis. C’est le cas du resurfaçage de hanche (tombé en disgrâce au début des années 1980 en raison d’échecs liés à l’emploi de biomatériaux inadaptés et aujourd’hui en pleine renaissance), qui consiste, en cas de nécrose ou d’arthrose localisée à la tête du fémur, à n’utiliser qu’une cupule métallique (ce qui recrée une articulation sans devoir sacrifier l’os du col du fémur comme lors de l’implantation d’une prothèse de hanche classique et diminue les risques de luxation).
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Les techniques chirurgicales par « mini-abord », développées depuis maintenant cinq ans, offrent l’avantage de réduire le traumatisme opératoire et donc la durée de l’hospitalisation et de la convalescence.
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Le développement des techniques de « navigation », c'est-à-dire le contrôle de l’implantation des prothèses articulaires par un « ordinateur », permettent d’espérer des poses sans défaut et des des durées de survie d’implants plus prolongées.
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Les progrès biologiques permettent de palier aux insuffisances du corps humain : c’est le cas lorsque l’on prélève de l’os ou de la moelle osseuse pour l’implanter ou l’injecter après enrichissement là où on en a besoin (comblement d’une perte de substance osseuse ou stimulation d’ un cal de fracture par exemple).
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Autre avancée assez extraordinaire, le développement d’implants « sur mesure », permettant de s’adapter à un cas très particulier ou capable de s’allonger progressivement (traitement d’une inégalité de longueur d’un membre, chirurgie de l’enfant).
Tous ces progrès ont pu être menés à bien grâce à une étroite collaboration entre chirurgiens et ingénieurs et se poursuivent à une allure effrénée. Les scaphandres de cosmonautes et les caméras de télévision ont désormais leur place dans les blocs opératoires, tandis qu'en amphithéâtre d'anatomie, les chirurgiens se forment à ces nouveautés ... pour les appliquer en toute sécurité sur un prochain malade.
Celles-ci permettent de repousser certaines limites mais génèrent de nouvelles questions : validation scientifique, effet de « mode », intérêt par rapport à des techniques «plus « rustiques » validées depuis des décennies, hyperspécialisation des praticiens, dépendance vis-à-vis de l’industrie médicale, coût pour la société, risque d’instauration d’une médecine « à deux vitesses », etc ….