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Les complications communes

La mise en place d'une prothèse articulaire est devenu un acte courant, dans la plupart des cas bien codifié. Suivant les difficultés rencontrées, l'intervention dure de 1h à 2h, plus en cas de reprise chirurgicale.

Pour éviter la survenue de complications, un bilan complet est indispensable avant l'intervention chirurgicale.

Il visera à traiter en premier lieu tout foyer infectieux potentiel (dentaire, urinaire, ORL....) car si des microbes sont présents en l'état latent dans l'organisme, ils sont susceptibles de se fixer sur la prothèse et, de ce fait, de provoquer une infection.

Les complications pouvant être rencontrées durant l'intervention sont exposées dans une fiche dédiée (“information concernant une intervention portant sur l’appareil locomoteur”) et sont communes à toute intervention de Chirurgie Orthopédique.

A plus long terme dans le cas des prothèses, les résultats sont en général excellents. Les douleurs disparaissent et la fonction de l'articulation remplaçée devient le plus souvent normale. Une raideur articulaire est souvent constatée mais ne préjuge pas d'un bon résultat fonctionnel final (épaule plus raide qu’un genou, la hanche étant l’articulation prothétique la plus mobile).

Toute pose de prothèse articulaire implique d’en accepter les limites et les insuffisances. Les complications communes sont représentées par :

  • L'infection,

    qui est une complication redoutable car cela peut nécessiter une opération de nettoyage voir l'ablation et le changement de la prothèse en un ou deux temps (dans ce cas, il existe une durée variable durant laquelle il n'y a plus d'articulation). Quelle que soit l'articulation remplacée, la fréquence de survenue d'une infection devient exceptionnelle (inférieure à 1 %) grâce à l'emploi de procédures et de protocoles validés pour la prévenir.

    Certains terrains sont plus susceptibles que d'autres (diabète, insuffisance rénale, rhumatisme cortisonés et toute immuno-dépression).
  • La luxation

    (c'est-à-dire, le déboîtement d'une partie de la prothèse):

    C'est un évènement qui survient surtout après le remplacement de la hanche, les prothèses de genou et d'épaule étant généralement plus stables.

    La fréquence est variable, dépend du type d'implant utilisé, des muscles environnants et de la façon dont a été posée la prothèse.
  • La modification de la longueur du membre opéré

    (le plus souvent un allongement) survient surtout après remplacement articulaire de la hanche.

    Elle correspond le plus souvent à une disparition de l'usure à laquelle le patient a fini par s'habituer (rééquilibrage du bassin au fil du temps).

    Elle est parfois induite par l'intervention de façon volontaire de façon à tendre les muscles et à stabiliser la prothèse.

    Généralement, elle répond bien à la mise en place d'une talonnette dans la chaussure opposée.
  • Les douleurs persistantes :

    Environ 5 % des opérés garderont des douleurs qui peuvent être invalidantes et qui sont difficiles à expliquer. Une amélioration fonctionnelle est nette mais il persiste des douleurs qui peuvent être des douleurs irradiées (notamment vertébrales dans le cas de la prothèse de hanche) ou en rapport avec l'implant posé, c’est à dire la prothèse elle-même.

    Sur ce point, la prothèse de hanche peut quasiment être considérée comme une prothèse « oubliée », les prothèses de genou et d'épaule donnant des résultats moins bons.
  • Le descellement

    c'est-à-dire la faillite progressive de la fixation de la prothèse à l'os, avec apparition d’une ostéolyse (résorption osseuse au contact des implants).

    Il est surtout connu pour les prothèses de hanche qui sont cimentées mais il peut affecter toute prothèse articulaire et ce quel que soit le mode de fixation (avec ou sans ciment).

    Les conséquences sont souvent la réapparition des douleurs. Les taux varient de 1 à 10 % à 10 ans suivant l'implant, sa localisation et les statistiques. Cela impose souvent une reprise chirurgicale.
  • L'usure :

    la durée de vie moyenne d'une prothèse varie de 15 à 25 ans sans le meilleur des cas.

    De nombreux facteurs rentrent en ligne de cause comme l'âge auquel le patient a été opéré, le type d'activité physique, le type d’articulation remplacée, le type de prothèse, le mode de fixation à l'os, les matériaux utilisés.

    Les prothèses de dernière génération à couple de frottement dur-dur (hanche, genou) dureront probablement plus longtemps mais le recul est encore insuffisant à l'heure actuelle.
  • Les fractures d'implant :

    quel que soit le matériau utilisé et l'articulation remplacée, toute prothèse articulaire est susceptible de se fracturer. Généralement, un évènement traumatique ou une usure sont retrouvées. La plupart du temps, une réintervention est nécessaire.
Télécharger de l'information concernant les prothèses articulaires

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