Les techniques mini-invasives sont actuellement en plein essor en chirurgie orthopédique, tout comme les interventions assistées par ordinateur avec lesquelles d’ailleurs elles peuvent être associées.
Certaines font désormais partie du quotidien de nombreux orthopédistes (cf Chirurgie Arthroscopique), d'autres resteront confidentielles (cf Chirurgie percutanée au scanner) tandis que toutes les interventions par mini-abord ou "mini-open" ou M.I.S. (Minimal Invasive Surgery) suscitent aujourd'hui un grand intérêt.

La chirurgie orthopédique, chirurgie fonctionnelle par excellence, nécessite une bonne exposition pour pouvoir réparer, corriger ou remplacer une région anatomique lésée.
Néanmoins, les grandes voies d’abord classiques ne préjugent pas obligatoirement d’un bon résultat : elles sont source de difficultés de consolidation, de dégâts musculaires, de risque d’infection, de pertes sanguines pouvant être importantes et ont comme rançon un préjudice esthétique parfois mal vécu.
Limiter ces risques sans pour autant perdre les bénéfices de la chirurgie " traditionnelle " représente le principal objectif du développement de ces nouvelles techniques.
Il suppose une courbe d’apprentissage, l’utilisation d’un matériel nouveau pour aider à la réalisation du geste et une approche rigoureuse pour éviter l’effet de " mode ". Par ailleurs, concernant le domaine de la chirurgie orthopédique et ses temps opératoires limités par la fréquente utilisation du garrot pneumatique, l'approche mini-invasive ne se conçoit que de manière "raisonnable" en terme de temps opératoire, à la différence d'autres disciplines...:
Le Docteur ROUXEL s'intéresse actuellement à ce domaine à la Clinique des Lilas, et applique ce concept à la mise en place des prothèses de hanche et de genou.
Il compte à l'avenir faire le point sur: