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Les Examens complémentaires

Explorer des signes fonctionnels variés (douleur, blocage, dérobement, appréhension, instabilité, etc...) passe par une consultation médicale destinée à orienter le praticien vers un diagnostic.
Cela nécessite un examen clinique rigoureux et la réalisation fréquente d’examens complémentaires allant du plus simple au plus compliqué.
Ceux-ci ne sont pas systématiques car, dans certaines situations, le diagnostic est évident.
A l’inverse, certains cas nécessitent ces explorations supplémentaires qui doivent toujours être guidées par l’examen clinique sans surenchère inutile (on ne trouve que ce que l’on cherche et, par ailleurs, certains examens sophistiqués vont découvrir des variations de la normale qui sont la plupart du temps, sans traduction clinique).
En particulier, il n’est pas nécessaire de multiplier les examens pointus dans des situations simples (le cas le plus fréquent est l’arthrose d’une articulation pour laquelle de simples clichés radiographiques standards sont la plupart du temps suffisants, une IRM, par exemple, n’apportant pas plus d’information, voir moins...).
En définitif, il faut se souvenir qu’on ne traite pas ou qu’on n’opère pas des radios ou tout autre examen complémentaire mais bien un patient pour lequel un praticien cherchera une bonne concordance entre les symptômes présentés et le résultat des examens réalisés.
D’une façon générale, n’oubliez pas d’apporter les résultats des examens éventuellement pratiqués auparavant même s’ils vous paraissent vieux ou sans importance.
S’il faut d’autres examens complémentaires, certaines pourront être faits le jour de la consultation (clichés radiographiques standards), d’autres nécessiteront de revenir à la Clinique pour les pratiquer après prise d’un rendez-vous (en pratique, pour les examens complémentaires réalisés à la Clinique des Lilas, le délai est rarement supérieur à 10 jours).
Sachez enfin que certains examens nécessitent un environnement spécialisé et/ou un plateau technique différent (ex. : ponction arthrographique, scintigraphie, électromyogramme...).
Il se peut donc que vous soyez dirigés vers une autre structure pour que nous puissions compléter votre bilan.

Les radiographies

Les radiographies conventionnelles sont à la base des explorations complémentaires effectuées pour un problème de l'appareil locomoteur, la procédure est maintenant centenaire mais de nombreuses améliorations ont été apportées. Elles utilisent les rayons X et doivent donc être évitées chez les femmes enceintes.
Dans aucun cas, il s’agit d’examen désuet. Il faut simplement insister sur plusieurs particularités :

  • Les examens radiographiques ont pour vocation d’étudier les structures osseuses. Elles sont donc la plupart du temps incapables d’étudier les tissus environnants en particulier les muscles, les tendons, les ménisques, les ligaments etc...
  • Elles doivent être adaptées à la pathologie étudiée. Il faut donc souvent ne pas se contenter de clichés standards face + profil mais effectuer des incidences particulières qui diffèrent en fonction du problème étudié.
  • Elles peuvent nécessiter l’injection complémentaire d’un produit de contraste même si l’examen ainsi réalisé (arthrographie) est souvent le premier temps d’un arthro-scanner ou d’une arthro-IRM.
  • Elles nécessitent une interprétation de qualité et donc un environnement dédié à l’étude de l’appareil locomoteur (radiologue spécialisé en imagerie ostéo-articulaire).
Au final, dans nombres de cas, un bon bilan radiographique est suffisant pour poser une indication thérapeutique.
Si ce n’est le cas, d’autres investigations seront réalisées, toujours bien orientées par un bilan clinique spécialisé.

radiographie

L'échographie

L’échographie utilise les ultra-sons et donc ne comporte aucun rayonnement ionisant.
Ces ultra-sons vont être envoyés par une sonde mise en contact étanche avec la peau au moyen d’un gel.
Ces ultra-sons vont être réfléchis par les tissus examinés et vont renvoyés un signal qui sera capté et retransmis sur un écran de télévision.
Il s’agit d’une procédure totalement indolore qui a révolutionné il y a une trentaine d’années le suivi des grossesses et qui, au fil du temps, a vu ses indications élargies à l’étude de l’appareil locomoteur.
L’avantage est l’étude de tissus peu éloignés de la peau (muscles, tendons, ligaments, etc...) ainsi que l’obtention d’images dynamiques puisque le radiologue peut faire bouger un segment de membre lors de l’examen.
L’inconvénient est qu’il s’agit d’un examen très "opérateur" dépendant.
La qualité d’interprétation des images obtenues est donc fonction de la spécialisation de l’opérateur en pathologie ostéo-articulaire.
Lorsque l’on couple cet examen à un examen Doppler, on réalise un écho-doppler, ce qui permet d’étudier en plus la circulation d’un flux (en pratique, le plus souvent veineux ou artériel).
A titre d’exemple, cet examen est réalisé lorsqu’on suspecte une phlébite (formation d’un caillot dans une veine).

echographie

Le scanner

Le scanner est un appareil de radiographie couplée à un ordinateur.
Comme les radiographies classiques, il s’agit donc d”un appareil utilisant les rayonnements ionisants.
L’avantage est la possibilité d’examiner avec précision les organes de votre corps puisque les images qui apparaissent sont des clichés en coupe.
De manière générale, n’oubliez pas de prévenir si vous êtes enceintes, allergiques (asthme, eczéma, urticaire), si vous avez mangé, fumé ou bu juste avant l’examen.
Le scanner en lui-même ressemble à un gros cube percé dans un anneau central et qui se trouve dans une pièce bien éclairée.
Le manipulateur vous installe le plus confortablement possible sur le lit mobile qui va glisser doucement dans cet anneau.
Le scanner est ouvert devant, derrière et sur les côtés. L’anneau va simplement tourner autour de la région à examiner. Il n’y a aucun risque de chute ou d’écrasement par l’appareil.
Dans certaines circonstances, il peut être utile d’obtenir des informations supplémentaires notamment en moulant l’intérieur d’une articulation par un produit de contraste.
Pour se faire, il est nécessaire d’injecter le produit par voie intraveineuse dans le bras.
Le but final est, bien évidemment, d’avoir de meilleures images, de mieux voir et d’apporter ainsi le meilleur diagnostic.
Une fois que vous êtes installé vous entendez le fonctionnement de la machine tout en restant dans la pièce close pour ne pas diffuser les rayonnements ionisants.
Vous n’êtes pas seul puisque, derrière la vitre, l’équipe médicale vous voit et vous entend parfaitement grâce à un système de micros et de haut-parleurs.
Pour le bon déroulement de l’examen, une voie qui peut être celle du médecin ou du manipulateur vous donnera des informations ou des conseils (exemple : retenir sa respiration, rester immobile dans une certaine position...).
L’examen peut paraître long car vous ne pouvez pas bouger. En réalité, il est plus cours que vous ne le pensez.
Les images obtenues sont stockées et sont interprétées par le médecin radiologue qui rédigera le compte-rendu. Ce dernier vous sera remis avec les clichés le jour même et un CD ROM contenant toutes les images réalisées.
L’équipe médicale a besoin de votre participation pour le bon déroulement de l’examen.
En effet, vous devez rester immobile un moment et bien bloquer votre respiration si on vous le demande.
N’hésitez à nous faire part de vos sensations pendant l’examen, nous sommes là à l’écoute et nous pouvons répondre à vos questions si vous en avez.
Au final , le scanner est devenu un examen très simple que vous ne devez pas appréhender même si la procédure peut paraître intrigante.


scanner

L'IRM

L’imagerie par résonance magnétique ou IRM est un procédé utilisant un appareil couplé à un ordinateur permettant de visionner avec précision les organes de votre corps par l’intermédiaire de coupes anatomiques réalisées dans l’un des trois plans de l’espace.
C’est un examen qui ressemble à un scanner mais qui, à la différence de celui-ci n’utilise pas les rayons X. Il n’y a donc aucune irradiation délivrée.
Compte tenu de ses caractéristiques (utilisation d’un champ électromagnétique s’apparentant à un gros aimant), il est impératif de nous prévenir avant l’examen de l’existence d’un corps étranger métallique.
En particulier, il faut nous prévenir si vous êtes porteur d’un pace maker (pile cardiaque) car il s’agit d’une contre-indication formelle à l’examen.
Pour les mêmes raisons, il est impératif de prévenir le personnel médical si vous êtes porteur d’une prothèse métallique ou d’un implant d’ostéosynthèse (plaque, vis, valve, clips métalliques, implant oculaire...).
De même, il est indispensable de vous démunir de tout objet métallique (pièce de monnaie, bijoux, montre, clés, épingle à cheveux, prothèse dentaire et auditive sans oublier les multiples cartes magnétiques (carte de crédit, carte orange, ticket de métro, etc...)
C’est examen n’est absolument pas douloureux. Par contre, il est assez long et il faut prévoir 20 à 40 minutes durant lesquelles il est indispensable de rester immobile sinon les images obtenues seront de qualité médiocre et donc difficilement lisibles par le radiologue.
L'aspect de la machine a beaucoup évolué et le long tunnel d'autrefois est maintenant beaucoup plus court avec des ouvertures larges à chaque extrémité. Il persiste cependant un bruit important tout au long de l'examen.
Comme pour le scanner la position varie en fonction de la zone à examiner. Certaines indications nécessitent une injection de produit de contraste effectuée par voie intra-veineuse


IRM

La scintigraphie

Il s’agit d’un examen pratiqué dans certaines circonstances précises qui permet de localiser précisément un processus inflammatoire ou infectieux.
Il a l’avantage d’être très sensible (peu de faux positifs), par contre, il a l’inconvénient d’être absolument non spécifique (on sait qu’il existe un problème à tel endroit mais on ne sait absolument pas le problème dont il s’agit).
Cet examen a, par ailleurs, l’inconvénient d’utiliser un traceur radioactif à injecter par voie veineuse et, dans la plupart des cas, de nécessiter la réalisation de clichés tardifs (entre 6h et 8h après l’injection), ce qui explique donc la durée inhabituelle de l’examen.
Ses indications sont donc restrictives mais permettent d’apporter des arguments déterminant dans certaines situations.

La scintigraphie

L'electromyogramme

Il s’agit là d’étudier la conduction nerveuse en implantant des électrodes à la surface de la peau et en recueillant un signal de conduction nerveuse à distance.
Il s’agit d’un examen très sensible (localisation précise de la souffrance inflammatoire ou infectieuse), par contre, cet examen n’est absolument pas spécifique (l’examen permet de déterminer l’endroit de la souffrance mais absolument pas sa cause).
Les indications de cet examen sont donc très restrictives mais elles permettent d’apporter des éléments déterminant dans certaines situations précises

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