Les fractures du "col du fémur" représentent avec les fractures de la région trochantérienne le groupe de fractures de l'extrémité supérieure du fémur. Toutes ces fractures sont appelées communément fractures du col du fémur mais elles représentent en fait deux variétés bien différentes tant en terme de diagnostic que de traitement.
Il s'agit des fractures qui atteignent le col du fémur, le plus souvent, à la suite d'une chute.
La fracture intéresse la partie à l'intérieur de l'articulation qui supporte directement la tête du fémur.
Le col du fémur a une vascularisation qui va être menacée par le trait de fracture, ce qui risque d'entraîner une nécrose de la tête fémorale, c'est-à-dire, une mortification de la tête fémorale.
Il s'agit des fractures qui atteignent la partie du fémur reliant le col et le fût fémoral lui-même.
Ces fractures ne menacent pas la vascularisation de la tête fémorale car elles sont à distance de celles-ci.
De ce fait, il ne se produit presque jamais de nécrose de la tête fémorale.
Elles sont classées en fracture parcellaire et en fractures trochantériennes plus ou moins complexes pouvant s'étendre sur la base du fémur.
Le type radiologique de la fracture, son déplacement et l'âge du patient vont permettre de poser les indications opératoires.
Les fractures du col du fémur sont une des affections traumatiques les plus répandues dont la fréquence s'aggrave du fait du vieillissement de la population et également d'autres facteurs (traumatiques et/ou médicamenteux mais aussi maladies au long cours).Cliniquement, la fracture du col du fémur se manifeste par une douleur de la hanche, au niveau de l'aine, avec impossibilité à la marche, impotence fonctionnelle majeure, déformation et raccourcissement du membre inférieur atteint avec attitude du pied en rotation externe.
Pour apprécier la gravité de la fracture, on utilise une classification basée sur l'importance du déplacement et sur l'âge du patient.
Cela va permettre de poser les indications opératoires.
Une simple radiographie de la hanche et du bassin suffit habituellement au diagnostic.
Dans certains cas, lorsque le trait de fracture est peu visible, il peut être nécessaire de recourir à des examens plus élaborés type scanner.
Le traitement est chirurgical dans tous les cas (sauf contre-indication anesthésique majeure) et consiste en la réalisation : Soit d'une
Soit la
Sur le plan général, l'impossibilité de reprise de la marche (statistiquement dans plus d'un quart des cas), les complications médicales au sens large et à plus ou moins court terme une évolution malheureuse: cela concerne les patients très âgés et/ou fatigués. De toutes façons, l'évolution spontanée de ces fractures (3 mois au lit...) était bien pire du temps où on ne faisait pas tout pour les opérer.
Sur le plan fonctionnel, il existe plusieurs complications potentielles:
est la complication la plus à craindre dans le cas d'une fracture du col du fémur traitée par ostéosynthèse. Elle peut survenir en principe dans un délai de trois ans. Le diagnostic est basé sur la clinique, par l'apparition de douleurs de hanche d'allure mécanique (à l'effort).La radiographie simple ou d'autres examens plus poussés si besoin (scintigraphie et IRM) peuvent la mettre en évidence. Le traitement est le plus souvent chirurgical et consiste souvent en la mise en place d'une prothèse de hanche.
(absence de consolidation de la fracture) est rare et nécessite, soit la réalisation d'une greffe soit la mise en place d'une prothèse.
avec une consolidation en mauvaise position est possible du fait d'un défaut de rotation. Ces déformations sont habituellement bien tolérées.
est possible et peut être simplement corrigé par une talonnette.
nécessite un traitement antibiotique et une réintervention le plus souvent.
peut également survenir mais, en général, plus tardivement.
il s'agit d'une affection très fréquente qui touche non pas spécifiquement les sujet âgés et dont la fréquence augmente dans les pays occidentaux. Le traitement qui sera le plus souvent chirurgical, a radicalement transformé le pronostic de ces fractures qui étaient autrefois une cause de décès fréquente chez les sujets âgés