Remplacer une articulation usée, défaillante et douloureuse par une prothèse articulaire est une idée relativement nouvelle dans l'histoire générale de la chirurgie puisque cette épopée n'a pas encore un siècle.
Plusieurs progrès ont permis ces innovations :
Tout a commencé avec la hanche qui était la première articulation prothésée depuis les années 50.
Depuis, de nombreux progrès ont été réalisés dans la compréhension du devenir des implants articulaires, dans les mécanismes de fixation de l'implant et de son usure.
Au fur et à mesure, les matières d'origine naturelle comme l'ivoire, le nacre, le buis ont été remplacé par des métaux.
Sont apparus ensuite les plastiques comme le polyéthylène, les techniques de cimentation puis les matériaux censés réduire l'usure comme les céramiques.
Les bénéfices de ces recherches ont permis à la prothèse de hanche d'être une intervention fiable.
Ces progrès ont également été appliqués à la recherche concernant d'autres prothèses telles que les prothèses de genou, d'épaule, de coude, de cheville, de doigt, de poignet, etc...
Depuis les années 50, les progrès ont été héroïques et les grands principes posés, certaines innovations se soldant encore à l'heure actuelle par d'authentiques échecs.
Bref, le décor est désormais planté même s'il reste encore beaucoup à faire pour améliorer les implants et leur pose, assurer une intégration permanente ou tout du moins couvrant la durée de vie du sujet et pour le moins, retarder l'usure des implants utilisés.
A l'heure actuelle, les prothèses articulaires sont fiables mais deux éléments restent préoccupants :
D'autres progrès ont été réalisé depuis quelques années mais concernent plus les techniques de pose :
La législation enfin a également progressé dans le sens d'une plus grande sécurité.
Cette sécurité profite au patient mais également au chirurgien qui emploie un type de prothèse articulaire.
De grandes inconnues existent encore concernant le futur des prothèses articulaires mais les progrès accomplis depuis 50 ans sont importants et permettent une amélioration fonctionnelle inestimable des patients opérés dans plus de 95 % des cas.