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La douleur post-opératoire

La douleur post-opératoire est une sensation en rapport avec les lésions des tissus induites par une intervention chirurgicale. Elle survient dès la fin de l'intervention. Son intensité dépend de plusieurs facteurs :

  • la localisation de l'intervention
  • le geste réalisé
  • la durée de l'intervention
  • la sensibilité propre du sujet
Il y a, par ailleurs, une véritable dimension culturelle de la douleur, ce qui veut dire que pour un même niveau douloureux, cette douleur ne sera pas appréciée de la même manière par deux personnes différentes.
Les douleurs sont extrêmement variables après une intervention chirurgicale. Beaucoup d'interventions ne sont pas ou sont peu douloureuses. D'autres sont suivies de douleurs dans les premiers jours. Enfin, toute opération, même peu douloureuse au départ, peut le devenir par la suite en dehors même de toute complication ultérieure.
Cette douleur post-opératoire est prise en compte par l'équipe médicale et para-médicale qui va vous prendre en charge. Elle est désormais prévenue avant même que les symptômes n'apparaissent, le but étant d'utiliser des moyens variés permettant qu'elle soit minimisée au maximum.
Pour cela, il faut savoir évaluer votre douleur et en parler à l'anesthésiste et aux infirmières.
A la Clinique des Lilas, nous utilisons deux types d'échelles pour quantifier la douleur:
  • l'Echelle verbale simple en utilisant 5 adjectifs : douleur nulle, faible, modérée, forte, très forte
  • l'Echelle numérique : il suffit de noter le niveau douloureux en le quantifiant de 0 à 10

reglette-douleur

Pour votre information, il faut savoir que l'équipe qui va vous prendre en charge dispose de plusieurs moyens pour lutter contre la douleur. Ceux-ci sont le plus souvent panachés de façon à en minimiser les inconvénients de chaque catégorie (nausées, les douleurs gastriques, les éventuelles réactions d'intolérance cutanée ou générale etc....)
Nous avons à notre disposition :

  • les produits utilisés lors de la réalisation de l'anesthésie proprement dite. Ceux-ci ont souvent un effet qui dure même après le geste chirurgical mais tout dépend du type d’anesthésie pratiquée :pour une anesthésie générale, les produits utilisés vont rapidement se dissiper. Pour une rachi-anesthésie ou péridurale, la sédation douloureuse durera plusieurs heures avant l'éventuelle apparition des douleurs
  • les antalgiques et les anti-inflammatoires à base de paracétamol, d'aspirine, de codéine, de molécules anti-inflammatoires, de morphine, etc... qui peuvent être administrées par voie intraveineuse, par voie sous-cutanée ou par voie orale dès que vous pourrez boire
  • les techniques d’anesthésie loco-régionale (le plus souvent un bloc nerveux périphérique consistant en l'injection de produits d'anesthésie proche d'un nerf à la racine d'un membre.Cela s'adresse bien évidemment uniquement à la chirurgie du membre inférieur ou du membre supérieur. L'avantage est la réalisation d'une anesthésie prolongée du membre opéré qui complète le plus souvent une sédation par voie générale, ce bloc nerveux périphérique étant réalisé grâce à l'aide d'un stimulateur qui détecte le nerf. Le produit est alors injecté et la plupart du temps, on laisse en place un cathéter, ce qui permettra une réinjection du produit à la demande, de façon à prolonger l'anesthésie après l'intervention (la plupart du temps 48h à 72h).
  • les pompes à morphine (pompes PCA analgésie contrôlée par le patient). Il s'agit d'une pompe reliée à votre perfusion qui est programmée en fonction du type d'intervention, de votre âge et de votre état, de façon à délivrer une quantité définie de morphine. En appuyant sur un bouton, vous délivrer immédiatement une certaine dose de morphine quand vous en avez besoin. Il existe un réglage de façon à éviter tout surdosage. L'avantage est de contrôler vous-même votre douleur en fonction de son intensité et la plupart du temps on réserve ce type de dispositif aux interventions qui risquent d'être particulièrement douloureuses.
  • les moyens physiques ne doivent pas être oubliés car ils contribuent à limiter votre douleur: le froid (cryothérapie) permet une diminution des phénomènes douloureux. Il est systématiquement utilisé à la clinique des Lilas grâce à l'emploi d'une vessie de glace posée sur le membre opéré plusieurs fois dans la journée. La contention de la zone opérée que ce soit par attelle, bandage, écharpe, etc..., immobilisera la zone potentiellement douloureuse et limitera surtout les faux mouvements qui pourraient être responsables d'une augmentation de la douleur.
  • Ces différents méthodes sont connues du personnel soignant de même que leurs avantages, leurs inconvénients et leurs surveillances
    Reste la dimension psychologique de la douleur variable d'un patient à l'autre
    N'hésitez pas à verbaliser votre éventuelle appréhension que ce soit à votre entrée, avant l'intervention ou après
    Sachez que toutes ces méthodes mises en oeuvre ont pour but de vous faire dire : « Je craignais d'avoir beaucoup plus mal »

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