Ce document provient de la Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SoFCOT).
La surveillance des patients porteurs de prothèses articulaires est indispensable. Les prothèses articulaires permettent, dans la grande majorité des cas d'obtenir des résultats remarquables. Cette excellence de résultat ne doit pas faire oublier pour autant au patient qu'il porte un dispositif artificiel qui peut se détériorer.

Quelle que soit la qualité de la prothèse comme toute pièce mécanique, elle libère à l'usage de microscopiques particules qui peuvent entraîner des réactions de l'organisme. Celles-ci sont variables en fonction de la réactivité différente d'un sujet à l'autre. Elles aboutissent à la destruction de l'os qui supporte la prothèse, c'est l'ostéolyse.
Les ostéolyses sont souvent indolores.
Lorsque ces destructions osseuses apparaissent puis s'étendent, il est fréquent que le malade ne ressente aucune douleur, aucune difficulté à marcher.
Bien souvent, ce n'est que lorsque la destruction osseuse est importante et entraîne un descellement de la prothèse que les patients consultent.
Le chirurgien peut se trouver alors devant des dégâts osseux tels qu'une reprise chirurgicale soit difficile.
Le seul moyen de découvrir les altérations osseuses débutantes avant qu'elles ne fragilisent l'os qui supporte la prothèse est de réaliser les radiographies de contrôle systématiques.
Les experts de la Société Française de la Hanche et du Genou (SFHG) recommandent, au-delà de la première année, une radiographie de contrôle systématique au minimum tous les deux à trois ans.
Dans certains cas, cette surveillance doit être plus rapprochée, tous les ans.
L'interprétation de ces radiographies pouvant être particulière au type de prothèse utilisée, elle doit être réalisée par le chirurgien.
Télécharger au format PDF